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L’Institut djiboutien des arts (IDA) célèbre le 5ème anniversaire de sa création
Le ministre de la Communication et de la Culture, chargé des Postes et des Télécommunications, porte-parole du gouvernement, M. Ali Abdi Farah, a pris part samedi soir aux festivités commémoratives marquant le cinquième anniversaire de la création de l’Institut djiboutien des arts (IDA).

Certains membres du gouvernement et du parlement, les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales accréditées à Djibouti, ainsi que de nombreux artistes du pays ont été conviés à participer à cette cérémonie qui, outre les traditionnels discours de circonstance, a donné lieu à une variété de shows musicaux et folkloriques riches en couleur.

"Votre présence ce soir à l’IDA est pour nous un immense privilège mais témoigne aussi de la réelle volonté des dirigeants du pays de faire sortir l’art et la culture de l’ombre pour les inscrire durablement dans le paysage socio-économique djiboutien", a d’emblée souligné la directrice de l’IDA dans son intervention.

Expliquant à l’assistance, avec une dextérité artistique et moult détails, le processus ayant conduit à la naissance de l'IDA, ses prérogatives et ses perspectives, Mme Hasna Maki Houmed a rappelé qu’une centaine d’étudiants poursuivent actuellement une formation technique et pratique dans trois filières artistiques, notamment en musique, art dramatiques et arts plastiques.

Après avoir précisé au passage que l’IDA a, jusqu’à ce jour délivré des diplômes de technicien d’art à 66 jeunes djiboutiens, Mme Hasna Maki a indiqué que les étudiants de cette école ont participé à une trentaine de concerts organisés à Djibouti.

C’est à cet égard que la responsable de l’IDA a, parmi les prestations musicales les plus marquantes à lesquels ses étudiants ont pris part, cité en guise d’exemples celles initiées dans le cadre de la célébration du 30ème anniversaire de l’indépendance nationale et à l’occasion du passage à Djibouti, en septembre 2008, de l’artiste français Admiral T.

Toujours dans le domaine musical qui, selon elle, "demeure la forme d’expression artistique la plus répandue dans notre pays", Mme Maki a également dévoilé que l’IDA est à l’origine de la mise sur pied de deux formations de musique les plus en vogue de Djibouti : "Ardoukoba band" et les "Djib-Gangsta" qui regroupent principalement les anciens élèves de cet établissement.

"Un troisième groupe entamera cette saison une année d’application professionnelle, c’est-à-dire un encadrement pratique spécifique", a-t-elle ajouté.

Revenant aux "obstacles majeurs" que rencontre cette "entité formatrice et au service de l’intégration de la jeunesse djiboutienne", la directrice de l’IDA a toutefois évoqué les moyens humains, matériels et financiers qui, a-t-elle dit, "demeurent limités malgré une amélioration sensible depuis 2007".

Mme Hasna Maki Houmed a, en outre, parlé du "manque de débouchés professionnels tangibles à l’issue de la formation académique", estimant que cette situation est "à la source du taux de déperdition important que nous enregistrons malgré tous nos efforts".

Autre handicap, "la vétusté des équipements qui ont beaucoup servi et nécessitent notamment une action pro-active de renouvellement", a-t-elle expliqué par ailleurs.

Se disant persuadée des "efforts indéniables" que déploient le chef de l’Etat et son gouvernement en faveur de la valorisation des arts et de la culture qui, a-t-elle mis en exergue, "constituent les piliers majeurs dans la construction du citoyen de demain", elle a enfin salué la disponibilité et l’appui permanent qu’apporte le ministère de la Communication et de la Culture à son institution.

La directrice de l’IDA a aussi loué la présence à leurs côtés de "doyens, pionniers et grands chantres de la culture djiboutienne" en qualité de conseillers artistiques.

"Auteurs, compositeurs, dramaturges, scénaristes, metteurs en scène, paroliers et poètes, ces derniers contribueront sans aucun doute à la créativité et à la productivité de notre jeune établissement qui se veut un vivier de nos artistes de demain", a-t-elle reconnu.

S’exprimant à son tour, le ministre de la Communication et de la Culture a rappelé en premier lieu que la "volonté d’ériger la culture au centre des préoccupations de politiques publiques prioritaires émane du chef de l’État, M. Ismail Omar Guelleh".

Pour M. Ali Abdi Farah, le Président de la République, en créant l’IDA, a "voulu permettre avant tout aux djiboutiens de vivre leur culture avec plus de fierté et d’enthousiasme, veiller à la dimension culturelle de l’enseignement afin d’en faire un moyen d’intégration de l’individu à sa société et à son environnement car la culture est vitale pour l’âme et l’identité des peuples".

"Parce que la culture touche toutes les activités de la société, elle influence et guide l’action des populations et de l’Etat. Elle peut libérer de l’ignorance, de la pauvreté et du mal – développement", a-t-il ajouté.

"La valorisation du patrimoine culturel national implique la dynamisation de la création artistique en vue d’adapter et d’intégrer les réalités contemporaines", selon le ministre, estimant que "cela nécessite un soutien effectif aux détenteurs, aux artistes, aux producteurs et aux créateurs professionnels".

"C’est pour cette raison précisément que mon département a procédé dernièrement au recrutement, au sein de l’administration culturelle, de nombreux artistes professionnels en qualité de conseillers artistiques auprès de l’IDA", a-t-il dit.

"Une mesure destinée, d’après le ministre, à renforcer et mieux structurer les activités de production artistique et culturelle nationale".
 

 

 

Source textes et photos : ADI, La Nation, RTD.

 

Bonjourdromadjib

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