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MAPE-RH/FAO - Le temps de l’aquaculture marine
Le ministre de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage chargé des ressources halieutiques Mohamed Ahmed Awaleh a présidé jeudi l’ouverture d’un atelier portant sur le développement du cadre institutionnel du secteur de la pêche et de l’aquaculture à Djibouti, en présence de la représentante de l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, Emmanuelle Guerne-Bleich.

Le potentiel halieutique de notre pays est sous-exploité. C’est justement dans le but de faire inverser la tendance qu’un atelier sur la promotion de palourdes et d’huîtres a été lancé au palais du peuple par le ministre de l’Agriculture en charge des ressources halieutiques, Mohamed Ahmed Awaleh et la représentante-résidente de la FAO, Emmanuelle Guerne-Bleich. Le directeur de la pêche, Ahmed Darar, et plusieurs pêcheurs étaient présents.

La République de Djibouti est dotée d’un énorme potentiel largement sous-exploité dans le secteur de la pêche, et est très propice au développement de l’aquaculture.

La production annuelle du secteur est de 2200 tonnes alors que le potentiel est estimé à 47000 tonnes. Du point de vue nutritionnel, les djiboutiens consomment en moyenne seulement 2.2kg de poissons, comparé à une moyenne de 8 kg sur le continent africain et de 19 kg au niveau mondial. C’est dans ce contexte que le gouvernement de la République de Djibouti s’est résolu à développer le sous-secteur de l’aquaculture marine, et que la FAO s’est engagée à mettre en œuvre toute son expertise en la matière pour appuyer cette initiative. Ce projet, dont la mise en œuvre et le suivi seront effectués conjointement par le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, de l’Elevage, de la Pêche, en charge des Ressources Halieutiques, et par la FAO, vise à contribuer de façon significative au développement socio-économique du pays en réduisant la pauvreté, en améliorant la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et en créant des opportunités d’emplois qui permettraient d’ augmenter les revenus. Les cinq objectifs stratégiques du projet visent essentiellement à assurer une gestion, exploitation et utilisation durable des ressources de la pêche et à renforcer les capacités institutionnelles, tout en tenant compte des impératifs de protection et de conservation de la biodiversité et de l’environnement, sur des bases solides permettant de promouvoir la production aquacole.

Le projet s’articule ainsi autour d’activités de promotion de l’aquaculture marine, telles que la mise en place de sites aquacoles dans les zones identifiées dans le nord du pays essentiellement mais aussi dans le sud et le renforcement de capacités des acteurs qui permettra de déterminer les systèmes de production, et d’organiser la filière. A terme, l’impact espéré de cette initiative est la sensibilisation et l’information du public, surtout en milieu rural, sur les bienfaits de la consommation des produits halieutiques. Il est, à ce stade, un potentiel de diversification des revenus pour les populations côtières déjà impliquées dans la pêche. Emmanuelle Guerne-Bleich a déclaré que son institution serait toujours à l’avant-garde pour soutenir le domaine de la pêche dans notre pays. « Bien que le secteur de la pêche occupe une place stratégique dans l’économie djiboutienne au regard de la problématique de la sécurité alimentaire, de nombreuses contraintes d’ordres techniques et technologiques freinent son développement, sans oublier l’impact du changement climatique sur la zone côtière de Djibouti qui soumet les communautés de pêcheurs à une grande vulnérabilité. »

Le ministre de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage chargé des ressources halieutiques Mohamed Ahmed Awaleh a quant à lui précisé que ce projet s’inscrivait dans le cadre du développement de la pêche à Djibouti et notamment de l’aquaculture marine. Notre stratégie dans ce domaine, a-t-il précisé, est de préparer les jeunes Djiboutiens à s’installer au niveau du littoral qui regorge de fruits de mer puisque nous disposons de mangroves dispersées dans la façade maritime de Loyada jusqu’à Khor Angar. « Nous avons voulu que ce projet soit un projet pilote ancré dans la région du nord, qui a déjà une tradition en matière de collecte de palourdes. Il y a une très forte demande dans notre pays puisque le kilo coûte 1000 fdj et ces mollusques peuvent facilement être exportés dans les pays du golfe» a-t-il précisé.

Source textes et photos : ADI, La Nation, RTD.

 

Bonjourdromadjib

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