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"Dans l'imaginaire, Djibouti
évoque un parfum d'aventure, qui sent le soufre et
le sable chaud. Rimbaud, Monfreid, Kessel, Londres
et Gary, ils furent nombreux à brûler un peu de leur
vie en maraudant sur ces rivages. Le terrain semble
propice aux envolées lyriques : voyageurs aux
semelles de vent, pirates et marchands d'esclaves,
chameliers farouches, beautés indigènes au regard
absent, énergie tellurique et fournaise
obsédante..."
Le monstre vaincu "djab
bouti"
Origine du mot Djibouti
selon une légende Issa d’après laquelle l’animal
fabuleux qui habitait ces lieux et tuait chèvres et
hommes fut traqué et tué par ces derniers.
Une autre version
toponymique du lieu nous apprend que les Afars
nommaient l’emplacement de Djibouti GABOD
(plateaux). Les navigateurs arabes en firent
GABOUTI. Avec les Français ce nom devient DJIBOUTI.
Un peu de préhistoire
Les vestiges lithiques ne
manquent pas sur tout le territoire et le peu de
matériel récolté l’a été à la surface du sol, aucune
fouille importante n’ayant été entreprise ici.
Les pièces les plus
anciennes découvertes dans la région du lac Abbé
sont des outils de pierre grossièrement taillés du
type « chopper » datant de trois millions d’années
et que les experts rapprochent des importantes
découvertes faite dans la vallée de l’Awash en
Ethiopie.

Outils de pierre
De nombreux objets lithiques
en obsidienne et des outils en os ainsi que des
perles en coquilles d’œuf d’autruche ou des
coquilles de la mer Rouge. Également des ossements
d’animaux, en particulier de chacals, plus rarement
hippos ou gazelles, antilopes ainsi que des bœufs
domestiques et des arrêtes de poissons (Tilapias et
poissons-chats).
Répartis sur tout le
territoire et d’une époque plus récente sont les
tumulus de pierres abritant des sépultures (des
centaines dans le nord). Dans l’un de ces tumulus, à
Balho, on a trouvé un fragment de boîte crânienne
datant du début du premier millénaire avant J.-C. La
diversité de ces sépultures atteste des différentes
époques auxquelles elles correspondent.
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Fossiles d'animaux |

Peinture rupestre |
Une première
classification a pu être établie ainsi :
1. Une phase ancienne
représentée par des gravures d’animaux sauvages :
antilopes, girafes, autruches (troisième millénaire
avant J.-C.)
2. Ensuite l’on rencontre
des thèmes pastoraux avec des bœufs à longue cornes
(deuxième et premier millénaire avant J.-C.).
3. Plus tard apparaissent
des figures représentant des dromadaires et des
guerriers avec leur lance et leur bouclier (premier
millénaire avant J.-C.).
4. Enfin plus récemment l’on
rencontre des marques symboliques correspondant à
des fractions tribales. Ces gravures rupestres sont
nombreuses sur tout le territoire.
5. Depuis le début de l’ère
chrétienne jusqu’à la période dite préislamique nous
entrons dans une période antique dont on a peu
d’éléments de connaissance, à part la venue de
commerçants grecs puis romains (d’après certains
écrits).
6. La période préislamique
qui date de l’époque médiévale moderne (XVIe siècle
après J.-C.)
Histoire moderne
Avec la réalisation du grand
projet de Ferdinand de Lesseps, le percement du
canal de Suez, qui devait se concrétiser dès 1856,
la mer Rouge allait devenir une voie d’eau
d’importance mondiale. La France jugea alors
nécessaire de posséder une base de ravitaillement
pour sa marine, entre Suez et Saïgon, et c’est ainsi
que la création d’un établissement français sur la
rive sud-ouest de la Mer Rouge fut décidée. Elle
résulta de traités d’amitiés passés avec les chefs
locaux à partir de 1862.
Le point de départ de
l’installation française est en effet le traité du
04 mars 1862 par lequel les chefs de la région
d’Obock cédaient en toute propriété à la France,
moyennant une forte redevance, le mouillage d’Obock
et les territoires s’étendant du Ras-Doumeira au
Ras-Ali.
Le 14 décembre 1884, le
sultan du Gobaad, donnait à la France le golfe de
Tadjoura. Ces deux traités étaient approuvés par un
décret du gouvernement français du 21 août 1885 avec
le sultanat de Gobaad. Le 26 mars 1885, les chefs de
la région de Djibouti signaient également un traité
où ils reconnaissaient le protectorat de la France,
traité « d’amitié éternelle ».
Le Ras-Djibouti fut occupé
en 1888. Abandonnant Obock, le gouverneur Lagarde,
commandant le territoire d’Obock, créa alors une
nouvelle capitale à Djibouti. En 1892, le siège des
possessions d’Obock y fut transféré, et en 1895 le
village comptait déjà 5000 habitants.
Les travaux de construction
du chemin de fer Djibouti-Addis-Abéba débutèrent en
1898 pour atteindre la capitale éthiopienne en 1917,
lui offrant ainsi un débouché maritime vital.
Après la deuxième guerre
mondiale, en 1946, Djibouti recevait le statut de
territoire d’outre-mer, avec création d’une
assemblée territoriale élue. La loi-cadre de 1956
ajoutera au statut de 1946 un conseil de
gouvernement chargé, sous la présidence du chef de
territoire, de la gestion des affaires locales.
1977 : le Territoire
Français des Afars et des Issas devient la
République de Djibouti
Cependant, dès 1958, des
mouvements indépendantistes voyaient le jour, dont
l’action s’intensifia progressivement jusqu’au
référendum organisé le 19 mars 1967 : la Côte
Française des Somalis devenait alors le Territoire
Français des Afars et des Issas.
En 1975, le gouvernement
français, par la voix du président de la République
française, reconnaissait le 31 décembre de cette
année « la vocation de Djibouti à devenir un État ».
Le 08 mai 1977, à une
écrasante majorité, la population optait pour
l’indépendance, qui était proclamée moins de deux
mois plus tard, le 27 juin 1977.
L’ancienne Côte Française
des Somalis et l’ancien Territoire Français des
Afars et des Issas devenaient la République de
Djibouti. Monsieur HASSAN GOULED APTIDON était élu
démocratiquement premier Président de la République,
et Chef du gouvernement.
En avril 1999, Monsieur
ISMAEL OMAR GUELLEH est élu Président de la
République de Djibouti pour 6 ans.
Source texte et photos :
Office National du Tourisme de Djibouti
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